L'essentiel

Dans notre scénario de référence, le crédit arrive en tête sur le coût complet et la location en dernier ; le mode de financement déplace le montant du gain électrique, sans en changer le signe.

  • Résultat du moteur OTONOM sur 30 compactes électriques à 25 000 km/an sur 48 mois : un TCO de 1 246 442 € en crédit contre 1 391 851 € en LLD, soit 101 € par véhicule et par mois d'écart.
  • Dans ce scénario, la location revient à près de 12 % de plus en coût complet que le crédit, soit 145 409 € sur la flotte : c'est le prix du risque de revente transféré et des services intégrés.
  • La première année, l'achat comptant décaisse 1 223 245 € contre 220 088 € en LLD, et le projet électrique devient positif en trésorerie au 7e mois en location, au 14e en crédit et au 32e en achat comptant.
  • Se tromper de 5 points sur la valeur résiduelle vaut de l'ordre de 52 000 à 58 000 € sur 30 véhicules à 38 400 € : 57 600 € en effet brut de revente, 51 960 € en effet net calculé par notre moteur.
  • Règle officielle au 01/01/2026 : le plafond d'amortissement déductible d'un véhicule de tourisme est de 30 000 € en dessous de 20 g de CO₂/km, contre 18 300 € pour un thermique de 50 à 160 g.

Hypothèses de marché OTONOM et barèmes fiscaux au 01/01/2026, indicatifs et non contractuels — à confirmer avec votre expert-comptable.

Quatre offres, quatre mensualités, et une question qui paraît simple : laquelle est la moins chère ? C'est la mauvaise question. Le financement d'une flotte automobile d'entreprise ne se juge pas au loyer, mais au coût complet sur la durée de détention — revente comprise, fiscalité comprise, et sans compter deux fois ce que le loyer contient déjà.

Sur un cas de 30 compactes roulant 25 000 km par an sur 48 mois, notre moteur de calcul chiffre l'écart entre le mode de financement le moins cher et le plus cher à 101 € par véhicule et par mois, soit 145 409 € sur la flotte. Voici d'où vient cet écart, et comment le lire sans se tromper.

Achat, crédit, LLD, LOA : qui porte quoi

Les quatre modes se distinguent sur trois points seulement : qui est propriétaire, qui supporte le risque de revente, et ce qui sort de la trésorerie au départ. Tout le reste en découle.

ModePropriétaire du véhiculeQui porte le risque de reventeTrésorerie au départ
Achat comptantL'entrepriseL'entrepriseLe prix total, immédiatement
CréditL'entrepriseL'entrepriseL'apport, puis des mensualités
LOALe loueur, jusqu'à la levée d'optionLe loueur, sauf si l'option est levéeUn premier loyer, éventuellement majoré
LLDLe loueurLe loueurUn premier loyer, éventuellement majoré

La différence la plus visible entre la LOA et la LLD tient à l'option d'achat : la LOA en ouvre une, à un prix fixé dès la signature. Le locataire peut donc récupérer le véhicule si la revente s'annonce favorable, et le rendre dans le cas contraire. Le crédit-bail obéit à la même logique juridique : une location assortie d'une promesse de vente.

Ce n'est toutefois pas la seule différence. Les deux formules divergent aussi par la structure du contrat, les modalités de sortie anticipée, le traitement comptable et la répartition des risques — autant de points à lire dans le contrat, pas à déduire du sigle.

La LLD, elle, s'exécute jusqu'à son terme dans le cas général : une sortie anticipée reste souvent possible, mais elle se négocie et donne lieu à indemnités. Elle facture par ailleurs des frais de restitution — notre scénario de référence retient 350 € par véhicule au 01/01/2026, hypothèse OTONOM et non prix de marché relevé, à confirmer sur votre contrat.

Un loyer n'est pas une mensualité de crédit

Un loyer ne finance pas le prix du véhicule. Il finance la différence entre le prix neuf et la valeur de revente estimée, majorée du taux du loueur et de ses frais de gestion. C'est arithmétique : plus la revente attendue est basse, plus le loyer monte.

Conséquence directe, et contre-intuitive : à prix d'achat comparable, un véhicule électrique se loue plus cher qu'un thermique, parce que sa valeur résiduelle est aujourd'hui plus faible.

Sur notre cas, le loyer financier reconstruit d'une compacte électrique sur 48 mois ressort à 591 € HT par mois, contre 442 € HT pour son équivalent diesel — 34 % de plus. Et pourtant, sur le coût complet, l'électrique reste devant de 81 380 € sur la flotte.

À retenir

Comparer deux loyers, c'est comparer deux hypothèses de revente, pas deux coûts. Un loyer supérieur de 34 % peut correspondre à un coût complet inférieur : l'énergie, l'entretien et les taxes annuelles ne sont pas dans le loyer, et ne pèsent pas du tout pareil selon la motorisation.

Le risque de revente est le seul vrai transfert

C'est le service que vous achetez réellement en louant. En achat comme en crédit, l'entreprise porte intégralement l'incertitude sur la valeur du véhicule à quatre ans. En LLD, ce risque passe au loueur, qui le facture d'avance dans le loyer.

L'ordre de grandeur : nos hypothèses au 01/01/2026 retiennent une valeur de revente de jusqu'à 33 % du prix neuf à 48 mois pour un véhicule électrique, contre jusqu'à 42 % pour un thermique comparable. Ce sont des hypothèses OTONOM, pas des barèmes ni des séries de marché publiées — et c'est précisément l'incertitude sur ce chiffre qui a un prix.

La question à se poser n'est donc pas « le loueur est-il cher ? » mais « suis-je prêt à porter moi-même cette incertitude ? ». Une flotte de 30 véhicules qui se trompe de 5 points sur la valeur résiduelle se trompe de l'ordre de 52 000 à 58 000 €. Les deux bornes ne disent pas la même chose : 5 % × 38 400 € × 30 véhicules donnent 57 600 € d'effet brut sur le produit de revente, quand notre moteur affiche 51 960 € d'effet net sur le TCO — l'écart vient du traitement de l'actualisation, du coût du capital et de l'impôt. Nous détaillons ce mécanisme dans notre article sur le calcul de la valeur résiduelle d'un véhicule électrique et son impact sur le TCO.

Ce que donne notre moteur de calcul sur les quatre modes

Même flotte, même kilométrage, même profil de recharge : 30 compactes électriques, 25 000 km par an, 48 mois, retour au dépôt chaque nuit, mise en service en juillet 2026. Seul le financement change.

FinancementTCO sur 48 moisPar véhicule et par moisGain face au thermiqueBascule de trésorerie
Crédit1 246 442 €866 €88 325 €14 mois
Achat comptant1 287 374 €894 €88 899 €32 mois
LOA1 381 351 €959 €81 380 €7 mois
LLD1 391 851 €967 €81 380 €7 mois

Trois enseignements, valables dans ce scénario de référence — un autre kilométrage, une autre durée ou d'autres conditions de financement peuvent en déplacer les conclusions.

D'abord, l'électrique reste gagnant dans les quatre modes : ici, le choix du financement déplace le montant du gain, sans en changer le signe. Ce n'est pas une loi générale, c'est le résultat de ce jeu d'hypothèses.

Ensuite, le crédit sort en tête du coût complet, parce qu'il conserve la valeur de revente à l'entreprise sans immobiliser le capital comme le fait l'achat comptant. L'achat comptant, lui, paie un coût d'opportunité : 154 824 € sur la période, au titre du capital immobilisé rémunéré à 5 % l'an — hypothèse OTONOM, à remplacer par votre propre coût du capital.

Enfin, la location coûte, dans ce scénario, près de 12 % de plus en coût complet que le crédit, soit 145 409 € sur la flotte. Ce n'est pas une anomalie : c'est le prix du risque transféré et des services intégrés. La vraie question est de savoir si ce prix est justifié dans votre situation.

Coût complet ou trésorerie : deux réponses différentes

Le classement s'inverse dès qu'on regarde les décaissements réels. Sur la première année, notre cas donne 1 223 245 € à sortir en achat comptant, contre 220 088 € en LLD — un facteur cinq et demi, à flotte strictement identique.

Même chose sur le moment où le projet électrique devient positif en trésorerie face au thermique : au 7e mois en location, au 14e en crédit, au 32e en achat comptant. Le mode de financement ne change pas la rentabilité du projet, il change sa vitesse d'encaissement.

Le pont de calcul de la bascule à 7 mois

Ce chiffre se vérifie, à condition de comparer les deux scénarios entre eux et non l'électrique à zéro. En location longue durée, le scénario thermique décaisse lui aussi dès le premier jour : premiers loyers, immatriculation, mise à la route. La bascule se lit donc sur l'écart cumulé entre les deux courbes de trésorerie.

MoisTrésorerie cumulée décaissée — électriqueTrésorerie cumulée décaissée — thermiqueÉcart en faveur de l'électrique
Mois 077 651 €70 078 €− 7 573 €
Mois 6248 576 €248 258 €− 318 €
Mois 7277 064 €278 267 €+ 1 204 €

Le handicap de trésorerie réel de l'électrique au démarrage est de 7 573 € sur la flotte, pas du montant de l'infrastructure : en location, l'essentiel du prix des véhicules n'est jamais décaissé, et le thermique porte les mêmes charges de mise en service. Ce handicap se résorbe ensuite d'environ 1 200 € par mois sur la flotte, soit une quarantaine d'euros par véhicule — l'écart cumulé s'annule au cours du 7e mois.

À retenir

Ne divisez pas un investissement d'infrastructure par l'écart de TCO mensuel pour obtenir un délai de retour en trésorerie : les deux grandeurs ne parlent pas de la même chose. L'écart de TCO — 56 € par véhicule et par mois sur ce cas — étale déjà l'infrastructure sur sa durée d'amortissement. La bascule de trésorerie, elle, se lit sur les décaissements réels des deux scénarios, dont le thermique.

Et l'effet sur le bilan ?

En comptes sociaux français, un achat ou un crédit inscrit le véhicule à l'actif et la dette au passif ; une location simple se traduit en principe par une charge de loyer, sans inscription à l'actif. Cela allège les ratios d'endettement. La qualification n'est toutefois pas automatique : elle dépend du référentiel appliqué et de la substance du contrat — un crédit-bail, notamment, obéit à des règles d'information spécifiques. À faire trancher par votre direction comptable, pas par le sigle du contrat.

Attention toutefois : en normes IFRS, applicables aux comptes consolidés de nombreux groupes, la quasi-totalité des contrats de location revient au bilan sous forme de droit d'utilisation et de dette de loyer. L'avantage bilanciel de la location disparaît alors. À vérifier avec votre direction comptable avant d'en faire un critère de décision — c'est typiquement le genre d'arbitrage que nous instruisons avec les directions financières.

Le double comptage : le piège qui fausse toute comparaison

C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Un loyer de LLD comprend souvent l'entretien, les pneumatiques et l'assurance. Les rajouter ensuite dans le tableau de comparaison, comme on le fait naturellement pour un véhicule acheté, revient à les payer deux fois sur le papier.

Sur notre cas de référence, l'écart est massif : ces trois postes représentent 145 € par véhicule et par mois, soit 208 800 € sur 30 véhicules et 48 mois. De quoi désigner un vainqueur totalement faux.

Avant toute comparaison, exigez du loueur la liste exacte de ce que le loyer couvre :

  • Entretien : périodicité, plafond kilométrique, pièces d'usure incluses ou non
  • Pneumatiques : nombre de trains sur la durée, saisonnalité
  • Assurance : flotte ou véhicule, franchises, perte financière
  • Taxes annuelles sur les émissions de CO₂ et sur les polluants atmosphériques : refacturées ou non
  • Malus à l'immatriculation : acquitté par le loueur puis répercuté, ou facturé à part
  • Frais de restitution et barème de remise en état
  • Pénalités de dépassement kilométrique, dans les deux sens

Point de vigilance sur les taxes annuelles : au sens du code des impositions sur les biens et services, le redevable est l'entreprise affectataire, c'est-à-dire celle qui dispose effectivement du véhicule — donc vous, même en location longue durée, sauf stipulation contraire du contrat. L'enjeu n'est pas théorique. Règle officielle : à compter du 1er mars 2026, le tarif annuel de la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques est porté à 130 € pour la catégorie 1 et à 650 € pour les véhicules les plus polluants, contre 100 € et 500 € auparavant (article L. 421-135 du code des impositions sur les biens et services, dans sa rédaction issue de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Le montant effectivement dû au titre de 2026 dépend de la période d'affectation du véhicule et de la pondération prévue par le CIBS en cas de changement de tarif en cours d'année : pour une affectation continue du 1er janvier au 31 décembre 2026, il ressort à environ 125 € et 626 €. Les véhicules de notre scénario étant mis en service en juillet 2026, ce sont bien les tarifs de 130 € et 650 € qui s'appliquent, proratisés sur la durée d'affectation.

Face à cela, un véhicule électrique relève de la catégorie E, dont le tarif est nul, et sa taxe annuelle sur les émissions de CO₂ est également nulle. Un gain direct, détaillé dans notre article sur les quatre leviers de la fiscalité du véhicule électrique en entreprise en 2026.

La fraction de loyer non déductible, que personne ne vous montre

Voici le poste que les comparateurs de loyers ignorent systématiquement. Pour un véhicule de tourisme, l'amortissement n'est déductible du résultat que dans la limite d'un plafond fixé par le 4 de l'article 39 du code général des impôts, selon les émissions de CO₂. Barème en vigueur au 01/01/2026, inchangé par la loi de finances pour 2026, pour les véhicules relevant de la norme WLTP :

Émissions de CO₂ (WLTP)Plafond d'amortissement déductible
Moins de 20 g/kmjusqu'à 30 000 €
De 20 à moins de 50 g/kmjusqu'à 20 300 €
Autres véhicules jusqu'à 160 g/kmjusqu'à 18 300 €
Plus de 160 g/kmjusqu'à 9 900 €

Ce plafond ne s'arrête pas à l'achat. Pour une location de plus de trois mois ou un crédit-bail, le locataire doit réintégrer à son résultat imposable la part du loyer correspondant à l'amortissement pratiqué par le bailleur sur la fraction du prix qui dépasse le plafond. Le bailleur est d'ailleurs tenu de faire figurer explicitement ce montant dans le contrat : exigez-le, la doctrine fiscale l'impose.

À retenir

La part non déductible d'un loyer ne se calcule pas en appliquant mécaniquement au loyer total le pourcentage du prix qui dépasse le plafond. Elle correspond à la fraction du loyer représentative de l'amortissement excédentaire pratiqué par le bailleur, que celui-ci doit vous communiquer. Le pourcentage de dépassement mesure votre exposition ; il ne remplace pas le montant contractuel.

Où en est notre cas, au 01/01/2026. La compacte électrique retenue coûte 38 400 € TTC — la TVA n'étant pas récupérable sur un véhicule de tourisme, ni à l'achat ni en location. Face au plafond de 30 000 €, la fraction du prix qui dépasse le plafond est de 8 400 €, soit 21,9 % du prix. Le même calcul sur le diesel équivalent, à 31 200 € TTC et 128 g de CO₂, donne un plafond de 18 300 € et une fraction excédentaire de 12 900 €, soit 41,3 % du prix.

Appliquée mécaniquement aux loyers financiers de notre scénario — 591 € pour l'électrique, 442 € pour le diesel —, cette fraction représenterait environ 129 € et 183 € par mois et par véhicule. Sur 30 véhicules et 48 mois, l'électrique réintégrerait ainsi de l'ordre de 77 000 € de base imposable en moins que le diesel, soit environ 19 000 € d'impôt sur les sociétés économisés au taux normal de 25 %.

Deux réserves, et elles sont importantes. Ce calcul est une approximation : c'est celle que retient aujourd'hui notre moteur, et elle doit être remplacée par le montant d'amortissement excédentaire communiqué par le bailleur, seul opposable. Et le loyer financier de 591 € est lui-même reconstruit par notre modèle, pas relevé sur une offre commerciale. Ce que ces chiffres démontrent solidement, en revanche, c'est le sens de l'écart : le plafond électrique de 30 000 € expose deux fois moins que le plafond de 18 300 € d'un thermique de 128 g.

Et le suramortissement ?

La déduction exceptionnelle de l'article 39 decies A du code général des impôts s'applique aux véhicules neufs à émission nulle — électriques ou à hydrogène — acquis du 1ᵉʳ janvier 2025 au 31 décembre 2030, à condition que le PTAC atteigne au moins 2,6 tonnes — elle ne concerne donc ni une citadine ni une compacte. Attention à la base de calcul : depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la déduction ne porte plus sur le prix du véhicule mais sur le surcoût, hors frais financiers, par rapport à un véhicule équivalent utilisant une autre énergie, minoré des aides perçues.

Et lorsqu'elle s'applique, le mode de financement décide de son bénéficiaire : le preneur en crédit-bail ou en LOA peut la pratiquer, mais en location simple, elle revient au propriétaire juridique, c'est-à-dire au loueur. Rien ne garantit qu'elle vous soit répercutée. Un utilitaire électrique loué en LLD perd donc cet avantage côté client : c'est un argument de négociation, pas une ligne à inscrire d'office dans votre calcul.

Comment trancher, concrètement

Il n'existe pas de bon mode dans l'absolu. Il existe une cohérence entre votre situation et le mode retenu.

  • Trésorerie abondante, visibilité sur l'usage, capacité à revendre : le crédit, puis l'achat, minimisent le coût complet.
  • Trésorerie à préserver ou capital utile ailleurs : la location fait basculer le projet en positif dès 7 mois sur notre cas.
  • Doute sur la valeur de revente de l'électrique : la LLD achète cette incertitude à prix connu. C'est souvent ce qui justifie son surcoût.
  • Envie de garder l'option ouverte : la LOA laisse le choix à l'échéance, sans l'imposer.
  • Utilitaire de plus de 2,6 tonnes : crédit-bail ou LOA, pour conserver le bénéfice du suramortissement.

Dans tous les cas, refaites le calcul sur votre flotte réelle : la sensibilité au kilométrage, au profil de recharge et à la durée est plus forte que l'écart entre deux modes de financement. Comparez les quatre financements sur votre propre flotte en quelques minutes, ou reprenez la méthode complète dans notre article sur le calcul du TCO d'un véhicule électrique en entreprise.

C'est exactement le rôle d'OTONOM : orchestrer de A à Z la transition mobilité, recharge et énergie des entreprises, coordonner les financeurs, les installateurs, les énergéticiens et les mainteneurs, et optimiser le coût financier, fiscal et énergétique de l'ensemble. Un seul interlocuteur, des résultats chiffrés, zéro complexité.

Questions fréquentes

LLD ou achat pour un véhicule de société : lequel coûte le moins cher ?
Cela dépend du scénario, et surtout de la valeur de revente réellement obtenue. Dans notre scénario de référence — 30 compactes électriques à 25 000 km/an sur 48 mois —, l'achat comptant ressort moins cher en coût complet parce qu'il conserve la valeur de revente à l'entreprise : notre moteur donne 1 287 374 € en achat comptant contre 1 391 851 € en LLD, soit 73 € de moins par véhicule et par mois. Mais la LLD ne décaisse que 220 088 € la première année contre 1 223 245 € en achat comptant, et transfère au loueur le risque de revente. Hypothèses OTONOM au 01/01/2026, à recalculer sur votre flotte.
Quelle est la différence entre LLD, LOA et crédit-bail pour une entreprise ?
La LLD est une location simple : aucune option d'achat, le véhicule est restitué à l'échéance. La LOA et le crédit-bail sont des locations assorties d'une promesse de vente à un prix fixé dès la signature : l'entreprise peut acquérir le véhicule en fin de contrat. Cette différence a une conséquence fiscale directe : la déduction exceptionnelle de l'article 39 decies A du code général des impôts peut être pratiquée par le preneur en crédit-bail ou en LOA, mais revient au propriétaire juridique en location simple.
Pourquoi un véhicule électrique se loue-t-il plus cher qu'un thermique équivalent ?
Parce qu'un loyer finance la différence entre le prix neuf et la valeur de revente attendue, et que cette valeur est aujourd'hui plus basse pour l'électrique. Nos hypothèses au 01/01/2026 retiennent jusqu'à 33 % du prix neuf à 48 mois pour un électrique contre jusqu'à 42 % pour un thermique. Sur une compacte, cela donne un loyer financier reconstruit de 591 € HT contre 442 € HT, soit 34 % de plus — alors que le coût complet reste favorable à l'électrique de 81 380 € sur une flotte de 30 véhicules.
Quelle part du loyer d'un véhicule de tourisme n'est pas déductible ?
La part représentative de l'amortissement pratiqué par le bailleur sur la fraction du prix qui dépasse le plafond de l'article 39, 4 du code général des impôts : jusqu'à 30 000 € en dessous de 20 g de CO₂/km, jusqu'à 20 300 € de 20 à moins de 50 g, jusqu'à 18 300 € pour les autres véhicules jusqu'à 160 g, et jusqu'à 9 900 € au-delà (barème au 01/01/2026). Cette part ne s'obtient pas en appliquant le pourcentage de dépassement du prix au loyer total : le bailleur doit communiquer le montant, qui figure au contrat. Le pourcentage de dépassement mesure seulement l'exposition — une compacte électrique à 38 400 € TTC dépasse le plafond de 21,9 % de son prix, un diesel à 31 200 € TTC émettant 128 g de 41,3 %.
Le loyer d'une LLD comprend-il l'entretien et l'assurance ?
Souvent, mais jamais automatiquement, et le périmètre varie d'un contrat à l'autre. C'est le principal piège de comparaison : réintégrer ces postes dans un tableau alors qu'ils sont déjà dans le loyer surestime le coût de la location. Sur un cas de 30 compactes électriques à 25 000 km/an, l'entretien, les pneumatiques et l'assurance représentent 145 € par véhicule et par mois, soit 208 800 € sur 48 mois. Vérifiez également qui acquitte les taxes annuelles et le malus.
Qu'est-ce qu'OTONOM ?
OTONOM est l'orchestrateur de la transition mobilité, recharge et énergie des entreprises. Nous conseillons et coordonnons de A à Z l'ensemble des prestataires — financeurs, installateurs, énergéticiens, mainteneurs — et nous optimisons le coût financier, fiscal et énergétique du projet. OTONOM n'est ni un loueur, ni un installateur, ni un vendeur de bornes : un seul interlocuteur, des résultats chiffrés, zéro complexité. OTONOM est une marque du groupe MC Groupe.

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Sources officielles : plafonds d'amortissement des véhicules de tourisme, article 39, 4 du code général des impôts ; réintégration de la fraction de loyer non déductible et obligation d'information du bailleur, doctrine BOFiP BOI-BIC-AMT-20-40-50 ; exclusion du droit à déduction de la TVA sur les véhicules de transport de personnes ; déduction exceptionnelle de l'article 39 decies A ; redevable des taxes annuelles sur l'affectation des véhicules de tourisme, articles L. 421-95 et suivants du code des impositions sur les biens et services et BOFiP BOI-AIS-MOB-10-30-20 ; tarifs des taxes annuelles applicables à compter du 1er mars 2026, articles L. 421-120 et L. 421-135 du même code, dans leur rédaction issue de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, et pondération en cas de changement de tarif en cours d'année, article L. 421-108. Règles fiscales vérifiées le 05/08/2026. Prix des véhicules, valeurs résiduelles, taux de financement du loueur, coût du capital et frais de gestion : hypothèses de marché du simulateur OTONOM au 01/01/2026, paramétrables — les loyers cités sont reconstruits par notre moteur, non des offres commerciales relevées. La fraction de loyer non déductible est estimée par notre moteur à partir du pourcentage de dépassement du plafond d'amortissement : cette approximation doit être remplacée par le montant d'amortissement excédentaire communiqué par le bailleur, seul opposable. Les résultats chiffrés portent sur un cas type de 30 compactes à 25 000 km/an sur 48 mois avec retour au dépôt chaque nuit, et ne préjugent pas de votre situation. Information indicative et non contractuelle — à confirmer avec votre expert-comptable.