Dans le scénario de référence du simulateur OTONOM — 30 véhicules rentrant au dépôt chaque nuit sur un site de complexité moyenne —, l'infrastructure de recharge est valorisée à 27 900 € HT, soit 930 € par véhicule et 15,35 € par véhicule et par mois : 1,6 % du TCO.
- Hypothèses OTONOM au 01/01/2026, matériel hors pose : 1 400 € HT le point de 7 kW, 2 000 € en 11 kW, 2 800 € en 22 kW, 28 000 € en charge rapide à courant continu.
- Le génie civil comporte une part fixe par site : de 2 000 € HT en configuration simple à 15 000 € HT en configuration complexe, à flotte et nombre de points identiques.
- Un pilotage de charge valorisé à 3 500 € HT évite un renforcement de raccordement estimé à 12 000 € HT et avance le croisement des courbes de trésorerie du 12e au 7e mois.
- Effet de taille : l'investissement par véhicule passe de 2 580 € pour 5 véhicules à 656 € pour 200.
- Règle officielle au 05/08/2026 : sur un parking d'entreprise, l'installation doit être réalisée par un professionnel qualifié IRVE, quelle que soit la puissance (article D353-2 du code de l'énergie).
Hypothèses du simulateur OTONOM au 01/01/2026 — ni prix réglementés, ni moyennes officielles. Indicatives et non contractuelles, à confirmer par devis.
Le coût d'installation d'une borne de recharge en entreprise se présente toujours de la même façon : une fourchette par point de charge, un devis de travaux, et l'affaire est censée être réglée. Sauf qu'un directeur financier ne décide pas sur un devis : il décide sur ce que cet investissement fait au coût de ses véhicules. Or l'infrastructure s'amortit sur une durée bien plus longue que le cycle de détention des véhicules — notre modèle retient 8 ans d'amortissement contre 48 mois par cycle véhicule, hypothèse à ajuster selon le matériel et le contrat de maintenance. L'infrastructure survit donc à deux générations de voitures, et son coût doit se répartir en conséquence. Voici les fourchettes retenues, ce qui les fait varier, la quote-part réelle par véhicule, et le mois où la trésorerie bascule.
Les montants de matériel, de génie civil, de raccordement, de pilotage et de maintenance cités ici sont des hypothèses du simulateur OTONOM au 01/01/2026 : ni prix réglementés, ni moyennes officielles, ni relevés de marché publiés. Ils servent de base de discussion et se remplacent par vos devis. Les règles réglementaires, elles, sont datées et sourcées au fil du texte.
Le matériel : de 1 400 € à 28 000 € par point de charge
Le prix d'une borne dépend d'abord de sa puissance, et l'écart entre les extrêmes dépasse un facteur vingt. Voici les hypothèses de marché retenues par le simulateur OTONOM au 01/01/2026, hors pose.
| Type de point de charge | Coût matériel (HT) | Usage type en flotte |
|---|---|---|
| Courant alternatif 7 kW | 1 400 € | Recharge longue, véhicule immobilisé la nuit |
| Courant alternatif 11 kW | 2 000 € | Standard d'un parc d'entreprise |
| Courant alternatif 22 kW | 2 800 € | Rotation en journée, véhicules partagés |
| Courant continu (charge rapide) | 28 000 € | Flotte itinérante, appoint rapide sur site |
La leçon tient en une ligne : avec ces hypothèses, une borne rapide en courant continu coûte à elle seule le prix de vingt bornes 7 kW. Le rapport dépend évidemment des matériels comparés — mais l'ordre de grandeur suffit à trancher : le courant continu ne se justifie que si les véhicules ne peuvent pas rester branchés plusieurs heures.
C'est l'erreur de dimensionnement la plus fréquente et la plus chère. Une flotte qui rentre au dépôt chaque soir a douze heures devant elle : 7 ou 11 kW suffisent.
Le matériel n'est pas le poste qui fait déraper un budget de bornes en entreprise : c'est le dimensionnement en puissance. Dans le scénario de référence du simulateur OTONOM au 01/01/2026, le matériel d'un point de 7 kW est valorisé à 1 400 € HT hors pose, contre 28 000 € HT pour un point de charge rapide en courant continu — pour un besoin qui, sur une flotte rentrant au dépôt chaque nuit, est souvent le même.
Les travaux : le poste qui fait vraiment varier la facture
Sous le terme de génie civil se cache tout ce qui va de l'armoire électrique au pied de la borne : tranchées, fourreaux, câblage, reprise de voirie, socles, protections, signalisation.
Ce poste comporte une part fixe par site et une part variable. La part fixe — ouverture de chantier, reprise de l'armoire, amenée principale — dépend de la configuration du site : une armoire à quinze mètres du parking et un revêtement facile à ouvrir donnent un chiffre ; un parking de l'autre côté d'une allée de circulation, avec reprise d'enrobé et passage sous ouvrage, en donnent un tout autre. La part variable, elle, suit le nombre de points, leur éloignement et leur puissance. C'est la part fixe qui explique les effets d'échelle décrits plus bas.
| Complexité du site | Génie civil par site (HT) | Investissement total, cas 30 véhicules |
|---|---|---|
| Simple | 2 000 € | 23 900 € |
| Moyenne | 6 000 € | 27 900 € |
| Complexe | 15 000 € | 36 900 € |
À flotte, matériel et nombre de points strictement identiques, la seule configuration du site déplace l'investissement de 13 000 €. Cela se voit sur place, pas sur une plaquette.
Deuxième effet, souvent sous-estimé : la part fixe du génie civil se paie par site. Dans notre scénario, la même flotte de 30 véhicules répartie sur trois sites porte 46 900 € d'investissement au lieu de 27 900 € — 19 000 € de plus pour le même nombre de bornes. Multiplier les points de livraison multiplie les ouvertures de chantier, pas les kilowattheures.
Rappel réglementaire utile, et souvent mal cité : sur un parking d'entreprise, l'installation d'une infrastructure de recharge doit être réalisée par un professionnel titulaire d'une qualification IRVE délivrée par un organisme de qualification agréé, quelle que soit la puissance. La seule exclusion vise les infrastructures d'une puissance totale inférieure ou égale à 3,7 kW installées dans un bâtiment d'habitation privé ou sa dépendance et non accessibles au public — ce qui n'est pas le cas d'un parc d'entreprise. La règle figure à l'article D353-2 du code de l'énergie, en vigueur depuis le 01/07/2024 (créé par le décret n° 2024-649 du 30 juin 2024, qui a remplacé l'article 22 du décret n° 2017-26, abrogé). Ce n'est pas une option contractuelle : c'est une condition de conformité, et souvent d'assurance.
Le raccordement : pourquoi le pilotage évite souvent un renforcement
C'est le poste qui fait basculer un budget d'un ordre de grandeur. Si la puissance appelée par les bornes dépasse ce que supporte le raccordement du site, il faut renforcer : nouveau branchement, transformateur, parfois travaux de réseau côté gestionnaire. Notre scénario de référence valorise un renforcement à 12 000 € HT par site — hypothèse OTONOM au 01/01/2026, et la réalité peut aller bien au-delà : seul le gestionnaire de réseau chiffre un raccordement.
Sauf que ce renforcement est souvent déclenché par un scénario qui n'arrive jamais : tous les véhicules branchés en même temps, à pleine puissance, au retour de tournée. Dix bornes de 11 kW représentent 110 kW appelés simultanément — alors que la flotte a toute la nuit pour se recharger.
C'est exactement ce que corrige un système de pilotage de charge. Il lisse les puissances, séquence les véhicules et plafonne l'appel de puissance sous la limite du raccordement existant. Le sujet est traité en détail dans notre article sur la recharge pilotée et la maîtrise de la puissance souscrite.
L'arbitrage chiffré, sur notre cas de 30 véhicules dont le site aurait besoin d'un renforcement :
| Scénario | Pilotage | Renforcement | Investissement total |
|---|---|---|---|
| Sans pilotage de charge | 0 € | 12 000 € | 36 400 € |
| Avec pilotage de charge | 3 500 € | 0 € | 27 900 € |
Sur notre cas de référence, un système de pilotage de charge facturé 3 500 € HT évite un renforcement de raccordement estimé à 12 000 € HT, soit 8 500 € d'investissement en moins. Il ne supprime pas tous les renforcements — un site réellement sous-dimensionné devra être repris — mais il fait tomber une large part des cas où le renforcement n'était déclenché que par un pic théorique.
Combien de points de charge pour combien de véhicules ?
Deuxième idée reçue à écarter : un véhicule n'égale pas une borne. Un véhicule ne se recharge pas tous les jours, et il ne le fait pas au même endroit selon l'organisation de la flotte.
Le taux de mutualisation dépend directement du profil d'usage. Voici les ratios retenus par le simulateur OTONOM au 01/01/2026 — hypothèses de dimensionnement, à confronter à vos relevés de stationnement — pour une même flotte de 30 compactes à 25 000 km par an.
| Organisation de la flotte | Véhicules par point | Points de charge | Investissement | Par véhicule |
|---|---|---|---|---|
| Recharge majoritairement au domicile | 6,0 | 5 | 19 100 € | 637 € |
| Retour au dépôt chaque nuit | 3,0 | 10 | 27 900 € | 930 € |
| Organisation mixte | 2,5 | 12 | 32 100 € | 1 070 € |
| Stationnement sur site en journée | 2,0 | 15 | 39 700 € | 1 323 € |
| Flotte itinérante, recharge publique | 8,0 | 4 | 43 700 € | 1 457 € |
La dernière ligne mérite qu'on s'y arrête. Une flotte itinérante n'a besoin que de quatre points de charge et affiche pourtant l'investissement le plus élevé : ces quatre points comprennent de la charge rapide en courant continu. Moins de bornes ne veut pas dire moins cher.
Le coût de l'énergie suit exactement la même logique — c'est l'objet de notre analyse du coût de recharge d'une flotte selon le lieu de recharge.
Un budget par véhicule qui divise par quatre avec la taille de la flotte
Le génie civil et le pilotage se paient par site, pas par borne. Ces coûts fixes s'étalent donc sur d'autant plus de véhicules que la flotte est grande.
| Taille de la flotte | Points de charge | Investissement total | Investissement par véhicule |
|---|---|---|---|
| 5 véhicules | 2 | 12 900 € | 2 580 € |
| 15 véhicules | 5 | 19 100 € | 1 273 € |
| 30 véhicules | 10 | 27 900 € | 930 € |
| 80 véhicules | 27 | 58 700 € | 734 € |
| 200 véhicules | 67 | 131 100 € | 656 € |
De 2 580 € par véhicule à 5 véhicules, on tombe à 656 € à 200 véhicules : le budget d'infrastructure par véhicule est divisé par près de quatre.
C'est un argument de séquencement, pas de volume. Une petite flotte a intérêt à électrifier un site entier plutôt que deux véhicules sur trois sites. Commencer petit et éparpillé « pour tester » est la façon la plus sûre de payer son infrastructure au prix fort.
Le vrai calcul : la quote-part d'infrastructure dans le coût du véhicule
Nous y voilà. Imputer la totalité de l'investissement au premier cycle de véhicules est faux : les bornes seront toujours là quand les voitures seront parties. Notre modèle amortit l'infrastructure sur 8 ans, quand le cycle véhicule dure 48 mois. Chaque cycle porte donc la moitié de l'investissement, plus les coûts récurrents de la période.
Décomposition de notre cas de référence — 30 compactes, 25 000 km par an, 48 mois en location longue durée, retour au dépôt chaque nuit, un site de complexité moyenne :
| Poste | Montant (HT) | Détail |
|---|---|---|
| Matériel | 18 400 € | 4 bornes 7 kW, 5 bornes 11 kW, 1 borne 22 kW |
| Génie civil | 6 000 € | 1 site, complexité moyenne |
| Pilotage de charge | 3 500 € | 1 site |
| Renforcement | 0 € | Évité par le pilotage |
| Investissement total | 27 900 € | 930 € par véhicule |
| Supervision + maintenance | 2 037 €/an | Hypothèse OTONOM : 120 €/point/an + 3 % de l'investissement |
| Quote-part amortie sur 48 mois | 13 950 € | 27 900 € × 48/96 |
| Récurrent sur 48 mois | 8 148 € | 4 × 2 037 € |
| Coût imputé au cycle | 22 098 € | 737 € par véhicule |
Ramené à l'unité qui parle à un gestionnaire de parc : 15,35 € par véhicule et par mois. Soit 1,6 % du coût total de possession de la flotte électrique sur la période.
À mettre en regard de l'écart total : sur ce même cas, notre moteur donne un TCO de 967 € par véhicule et par mois en électrique contre 1 023 € en thermique, soit 56 € d'écart mensuel par véhicule en faveur de l'électrique, infrastructure comprise. L'infrastructure consomme donc un peu plus du quart du gain — elle ne le supprime pas.
Sur une flotte de 30 compactes à 25 000 km par an sur 48 mois, l'infrastructure de recharge représente 15,35 € par véhicule et par mois, soit 1,6 % du TCO. C'est le poste dont on parle le plus et qui pèse le moins. Ce qui pèse, c'est le décaissement du premier jour — pas le coût.
Une précision d'honnêteté que peu d'acteurs font : le deuxième cycle de véhicules ne bénéficie pas d'une infrastructure gratuite. Il porte les 48 mois d'amortissement restants, soit exactement la même quote-part de 22 098 €. Ce n'est qu'au-delà de huit ans que l'amortissement s'éteint — et il faut alors compter le renouvellement du matériel.
Le mois où l'entreprise a récupéré son investissement
C'est la question que pose tout directeur financier, et elle appelle deux réponses distinctes qu'il ne faut jamais confondre.
La bascule économique compare des coûts étalés dans le temps, l'infrastructure étant consommée mois après mois comme un actif. Sur notre cas de référence, elle intervient dès le premier mois.
La bascule de trésorerie raconte autre chose : elle compare les décaissements réels des deux scénarios, électrique et thermique, mois après mois. Sur notre cas de référence, en location longue durée, elle intervient au cours du 7e mois.
| Lecture | Sans renforcement à financer | Avec renforcement, sans pilotage |
|---|---|---|
| Investissement décaissé | 27 900 € | 36 400 € |
| Bascule économique | dès le 1er mois | dès le 1er mois |
| Bascule de trésorerie | 7e mois | 12e mois |
Le pont de calcul, pour que le chiffre soit refaisable
Un raccourci circule et il est faux : diviser les 27 900 € d'infrastructure par le gain de TCO mensuel de la flotte. Il conduit à un délai deux fois trop long, pour deux raisons.
D'abord, le scénario thermique décaisse lui aussi dès le premier jour : en location longue durée, premiers loyers, immatriculation et mise à la route sont payés des deux côtés, et l'essentiel du prix des véhicules n'est jamais décaissé. Le handicap de trésorerie réel de l'électrique au démarrage n'est donc pas de 27 900 €.
Ensuite, l'écart de TCO de 56 € par véhicule et par mois n'est pas un flux de trésorerie : il étale déjà l'infrastructure sur ses huit ans d'amortissement. On ne peut pas rembourser un décaissement avec une grandeur qui l'a déjà lissé.
Voici la courbe réelle produite par notre moteur, en cumul de décaissements sur la flotte de 30 véhicules :
| Mois | Cumul décaissé — électrique | Cumul décaissé — thermique | Écart en faveur de l'électrique |
|---|---|---|---|
| Mois 0 | 77 651 € | 70 078 € | − 7 573 € |
| Mois 6 | 248 576 € | 248 258 € | − 318 € |
| Mois 7 | 277 064 € | 278 267 € | + 1 204 € |
Le pont tient en trois nombres : un handicap initial de 7 573 € sur la flotte, un rythme de rattrapage d'environ 1 200 € par mois — une quarantaine d'euros par véhicule —, et un croisement des deux courbes au cours du 7e mois. Avec un renforcement de raccordement non évité, le handicap initial augmente de 8 500 € et le croisement se déplace au 12e mois.
L'écart entre les deux colonnes du tableau est tout l'enjeu du dimensionnement : un renforcement non évité repousse le retour en trésorerie du 7e au 12e mois, sur un projet par ailleurs identique. Cinq mois de trésorerie, pour une décision technique prise avant le chantier.
Bascule économique et bascule de trésorerie ne se calculent pas de la même façon. La première compare des coûts étalés, la seconde des décaissements — ceux du scénario électrique et ceux du scénario thermique. Diviser un investissement d'infrastructure par un écart de TCO mensuel mélange les deux et donne un résultat faux.
Une flotte électrique ne se juge donc pas sur un seul indicateur. La méthode complète est détaillée dans notre article de référence sur le calcul du TCO d'un véhicule électrique en entreprise.
Ce que la loi impose, et ce qu'aucune aide ne finance plus
Depuis le 1er janvier 2025, les bâtiments non résidentiels existants dotés de plus de 20 emplacements de stationnement doivent comporter au moins un point de recharge, situé sur un emplacement dont le dimensionnement permet l'accès aux personnes à mobilité réduite, puis un point supplémentaire par tranche de 20 emplacements additionnels. Un parc de 95 places doit ainsi être équipé de 4 points.
Cette obligation ne s'applique cependant pas aux parcs dépendant de bâtiments possédés et occupés par une entreprise ayant la qualité de petite ou moyenne entreprise au sens de la recommandation européenne 2003/361/CE (article L113-14 du code de la construction et de l'habitation). Cette qualification se vérifie sur l'effectif, le chiffre d'affaires, le total de bilan et, le cas échéant, les entreprises partenaires ou liées : une PME emploie moins de 250 personnes et respecte au moins l'un des deux plafonds — chiffre d'affaires ≤ 50 M€ ou total de bilan ≤ 43 M€. Elle ne se déduit pas d'un seuil pris isolément : une entreprise de 250 salariés exactement, ou une entreprise plus petite dépassant simultanément les deux plafonds, n'est pas une PME et relève donc de l'obligation. Le détail de ces cas est traité dans notre article sur les obligations légales d'équipement en bornes de recharge au travail. Une adaptation reste possible lorsque les travaux nécessaires en amont du tableau général basse tension excèdent le coût des travaux réalisés en aval. Périmètre : France métropolitaine, Corse exclue. Source : Service-Public Entreprendre, infrastructures obligatoires de recharge (page vérifiée le 12/06/2026) et article L113-13 du code de la construction et de l'habitation ; consultés le 05/08/2026.
Pour les bâtiments non résidentiels neufs et les rénovations importantes, la règle change : sur les parcs de plus de 10 emplacements, il faut pré-équiper au moins 20 % des emplacements, dimensionner 2 % des emplacements pré-équipés — au minimum un — pour l'accès des personnes à mobilité réduite, et équiper effectivement au moins un emplacement accessible PMR ; au-delà de 200 emplacements, au moins 2 emplacements doivent être équipés, dont un réservé aux PMR (article L113-12). Une rénovation est « importante » lorsque son montant atteint au moins 25 % de la valeur du bâtiment, hors coût du terrain. Le pré-équipement à la construction coûte une fraction de la même tranchée ouverte cinq ans plus tard.
Sur les aides, soyons clairs plutôt qu'optimistes. Au 05/08/2026, nous n'avons identifié aucun guichet national ADVENIR ouvert pour le cas standard d'un parking privé d'entreprise destiné à la recharge de véhicules légers, de flotte ou de salariés. Cela ne signifie pas qu'aucune aide n'existe : d'autres programmes subsistent pour certains usages, territoires ou catégories de véhicules, et des dispositifs locaux peuvent s'appliquer. Les primes listées par le programme couvrent l'immeuble collectif, les poids lourds et autocars, la voirie publique, ainsi que la Corse, l'Outre-Mer et les îles du Ponant. La prime « parking privé flottes et salariés », qui avait financé 25 000 points de recharge depuis 2016, n'a pas été reconduite après 2022 ; les derniers dispositifs sectoriels « flottes et salariés » — professionnels des services de l'automobile, loueurs de courte durée — ont fermé aux nouvelles demandes le 1er janvier 2026. Notre simulateur retient donc zéro aide par défaut sur ce type de projet.
Une nuance qui compte si votre flotte n'est pas composée de véhicules légers : le programme finance toujours, à hauteur de 50 % dans la limite d'un plafond par point de recharge, les points de charge sur parking privé destinés aux flottes de poids lourds. Le programme ADVENIR court jusqu'en 2027.
Ne construisez pas un budget IRVE d'entreprise sur une subvention supposée. Au 05/08/2026, aucun guichet du programme ADVENIR ne couvre l'installation de bornes pour véhicules légers sur un parking privé d'entreprise, que ce soit pour la flotte ou pour les salariés. Les flottes de poids lourds et d'autocars restent, elles, éligibles. Des dispositifs locaux ou sectoriels peuvent exister : ils se vérifient au cas par cas, avant l'engagement, jamais après.
Le cadre réglementaire de la recharge et son évolution sont suivis par le ministère de la Transition écologique.
Un investissement qui se dimensionne, il ne se subit pas
Retenez trois choses. Le matériel n'est presque jamais le problème : ce sont le dimensionnement en puissance, la configuration du site et le nombre de points de livraison qui font le budget. Le pilotage de charge est le meilleur rapport coût / effet du projet, parce qu'il évite souvent le poste le plus lourd. Et l'infrastructure, amortie sur sa vraie durée de vie, pèse bien moins dans le coût du véhicule que dans la discussion qu'elle provoque.
Ce qu'il reste à arbitrer est un travail de terrain : compter les points réellement nécessaires, mesurer la puissance disponible avant de commander quoi que ce soit, séquencer les sites. C'est le rôle des services généraux dans un projet de recharge d'entreprise, et c'est là qu'OTONOM intervient — comme orchestrateur, pas comme vendeur de bornes.
Vous voulez la quote-part d'infrastructure de votre flotte, pas de la nôtre ? Calculez le TCO de votre flotte électrique, infrastructure comprise : nombre de points, investissement, quote-part par véhicule et mois de bascule. Puis réservez un audit gratuit : nous vérifions votre puissance disponible, nous chiffrons vos travaux, et nous vous disons ce qu'il ne faut pas acheter.
Questions fréquentes
Quel est le coût d'installation d'une borne de recharge en entreprise ?
Combien de bornes faut-il pour une flotte de 30 véhicules ?
Le raccordement électrique doit-il être renforcé pour installer des bornes ?
Comment imputer le coût des bornes au TCO d'un véhicule ?
En combien de temps une entreprise récupère-t-elle son investissement en bornes ?
Existe-t-il des aides pour installer des bornes de recharge en entreprise en 2026 ?
Quelles bornes de recharge une entreprise est-elle obligée d'installer ?
Faut-il un installateur qualifié IRVE pour des bornes en entreprise ?
Qu'est-ce qu'OTONOM ?
Coûts de matériel, de génie civil, de raccordement et de pilotage : hypothèses de marché du simulateur OTONOM au 01/01/2026, paramétrables et à confirmer par devis. La durée d'amortissement de 8 ans est une hypothèse de travail, à ajuster selon le matériel et le contrat de maintenance. Les résultats chiffrés cités sont issus de notre moteur de calcul sur un cas type de 30 compactes à 25 000 km/an sur 48 mois en location longue durée, avec retour au dépôt chaque nuit et un site de complexité moyenne ; ils ne préjugent pas de votre situation. Obligations d'équipement et de pré-équipement (articles L113-12 à L113-14 du code de la construction et de l'habitation), qualification IRVE (article D353-2 du code de l'énergie), définition de la PME (recommandation 2003/361/CE, annexe, articles 2 à 6 — entreprises partenaires et liées comprises) et état des guichets du programme ADVENIR vérifiés le 05/08/2026. Les ratios de véhicules par point de charge, la durée d'amortissement de 8 ans, les coûts de maintenance et le coût d'un renforcement de raccordement sont des hypothèses OTONOM, ni prix réglementés ni moyennes officielles. Information indicative et non contractuelle — à confirmer avec votre expert-comptable et votre installateur qualifié.